Maîtres d’œuvre urbains : Mutabilis et Coop-Roch
L’EPA Saint-Étienne anime, en partenariat avec Saint-Étienne Métropole, l’Anah, la ville de Saint-Étienne, le Département de la Loire, la CAF, ARS et Procivis, l’Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat – Renouvellement Urbain (ou OPAH-RU) sur le quartier Saint-Roch. Mobilisant de nombreux partenaires, ce dispositif permet d’encourager les propriétaires privés de ces quartiers d’habitat ancien à réaliser des travaux d’amélioration et/ou d’adaptation de leur logement. Si vous êtes propriétaire d’un logement dans ce périmètre et que vous avez besoin d’y faire des travaux, vous pouvez peut-être bénéficier d’aides financières importantes, mais aussi d’un accompagnement gratuit et personnalisé pour réaliser votre projet.
Né au XIXᵉ siècle autour de l’armurerie et de la passementerie, Saint-Roch conserve une forte identité et une vie de quartier active malgré un bâti dense et un habitat parfois vacant. Depuis 2017, l’EPASE y conduit un projet global visant à améliorer le cadre de vie, rénover et diversifier l’habitat, et renforcer les dynamiques de proximité.
Entre 2021 et 2025, le quartier a servi de terrain d’essai (jardinières partagées, plantations en pied de façade, tests de « rue jardinée », ateliers participatifs) permettant d’identifier les besoins et de confirmer le potentiel de la rue Crozet-Fourneyron pour des aménagements apaisés et végétalisés.
Aujourd’hui très minérale, la place Chapelon sera végétalisée pour créer un lieu de convivialité et de respiration en cœur de quartier. Les rues Crozet-Fourneyron et Termier seront jardinées et plantées. L’ambition du chantier : offrir des espaces plus agréables et accueillants, en valorisant l’entrée de quartier, mieux partager la voirie entre modes de transport, avec une attention renforcée aux piétons et cyclistes et améliorer les connexions avec le centre-ville.
Ces travaux s’inscrivent dans une stratégie urbaine plus large pour Saint-Roch, articulée autour de quatre leviers :
La transformation de l’immeuble construit dans les années 70 pour accueillir la CPAM, la CAF et l’URSSAF permettra d’accueillir :
La place Sainte-Barbe deviendra un des accès du bâtiment.
La résidence comptera 8 logements, du T2 au T4, tous desservis par ascenseur et dotés chacun d’un espace extérieur privatif. Les travaux ne se limitent pas à la réhabilitation des deux bâtiments : ils intègrent également une amélioration de la performance énergétique de la résidence et la création d’espaces extérieurs généreux, pour une qualité de vie renforcée. La pierre existante sera mise en valeur, les façades retrouveront clarté et luminosité, et des structures en métal et bois habilleront les futurs balcons, autant de choix pensés pour redonner au bâtiment son cachet d’origine.
En lien avec la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), 2 martinets à ventre blanc ont été repérés à l’été 2024 au droit de la corniche de l’immeuble, côté rue. Pour respecter la réglementation sur les espèces protégées, 4 nichoirs seront installés en façade sur rue à l’issue des travaux. En attendant, 2 nichoirs doubles ont été posés à titre provisoire afin de permettre la nidification malgré le déroulement du chantier.
Maître d’ouvrage : EPA Saint-Étienne | Maître d’œuvre : Frédéric Busquet Architecte
Cette opération traduit concrètement les engagements de l’EPA Saint-Étienne en faveur de la qualité d’habiter dans les quartiers anciens.

La place occupe l’emprise d’une voirie auparavant sous-utilisée, désormais unifiée en un plateau piéton cohérent. Deux passerelles relient la place aux entrées de la tour Loubet ; une série de gradins (100 mètres linéaires) assure la liaison avec la rue Gonnard en s’appuyant sur la pente de la colline des Pères. L’aménagement comprend 52 mètres linéaires de bancs, des tables de jeux, du mobilier sur mesure, une fontaine à boire, des stationnements vélos et des pergolas végétalisées apportant de l’ombre.
Aménagée en grande partie sur la dalle du parking silo, la place a nécessité un calcul précis des charges, excluant la plantation d’arbres en pleine terre à cet endroit. La palette végétale a été adaptée à l’exposition plein sud : une trentaine d’arbres et arbustes plantés, bacs partagés, plantes grimpantes sur pergolas. 500 m² de sols ont été désimperméabilisés pour améliorer la gestion des eaux pluviales. Les bordures en granit sont issues du réemploi sur site.
Maîtrise d’ouvrage : EPA Saint-Étienne
Maîtrise d’œuvre : Mutabilis Paysage & Urbanisme | Groupe Elcimaï
Médiation : VIS-A-VIS architecture urbanisme
Éclairage : Cobalt Lumière
Entreprises partenaires : Eurovia DALA | Laquet Groupe Veridis | SERIC Group | SOBECA

Au total ce sont 190 000 € qui ont été investis par l’EPASE pour transformer le lieu et permettre à terme l’implantation d’une épicerie sociale. Un projet collectif porté par l’espace Boris Vian qui à ouvert au début de l’année 2024, afin de venir en aide aux personnes percevant des faibles revenus en leur proposant des produits de qualité.
Le lieu accueille au rez-de-chaussée l’épicerie sur 100 m². L’équipe de bénévoles prévoit de nombreuses animations : ateliers autour de l’alimentation, initiation au bien manger, organisation de repas partagés… pour tisser du lien dans ce quartier en pleine transformation.
Le jeudi 26 septembre 2024, Dominique Schuffenecker, Secrétaire général de la Préfecture de la Loire, Gaël Perdriau, Maire de Saint-Étienne et Yvan Astier, Directeur général de l’EPA Saint-Étienne inauguraient officiellement le jardin Eden, en présence des partenaires du projet, de nombreux habitants et commerçants du quartier, mais aussi des équipes de l’EPASE et des entreprises mobilisées pour la conception et la réalisation de ce projet.Il laisse le premier rôle à un nouvel espace de 2 000 m² faisant la part belle à la fraîcheur, la biodiversité et véritable havre de calme et de verdure au cœur du centre-ville de Saint-Étienne. L’EPASE a écrit le scénario du jardin Eden… place maintenant aux acteurs du quotidien : habitants, usagers, visiteurs de passage qui vont le faire vivre après le clap d’ouverture !
Depuis l’entrée principale située rue Blanqui, et dès les élégantes grilles passées, le cheminement piéton mène à un espace ouvert composé d’une grande pelouse centrale et d’une placette minérale. Les deux entrées secondaires situées rue Louis Braille débouchent quant à elles sur une allée largement végétalisée avec en point de mire la fontaine. L’écoulement de celle-ci se déverse sur sa paroi patinée faite d’acier corten pour ensuite former au sol un joli effet miroir d’eau. Plus loin, un espace plus confidentiel est installé pour inviter à la flânerie, à la détente et au repos. Une grande pergola apporte de l’ombre le long des murs pignons où des plantes grimpantes participent à faire du lieu un véritable îlot de fraicheur, abondamment végétalisé. Au-delà, un potager partagé associatif de 180 m² offre la possibilité aux habitants de l’hypercentre de cultiver des plantations de fruits et légumes, et favorise ainsi le développement de l’agriculture urbaine et le vivre ensemble. Enfin, un sanctuaire de biodiversité a été aménagé au fond du jardin. Cette zone inaccessible au public permettra à la faune et à la flore d’évoluer librement dans leur écosystème.
Sur les 2000 m² de ce secteur d’hypercentre autrefois fortement urbanisé, le choix de créer un « poumon vert » s’est imposé comme une évidence. 960 m² d’espaces verts ont été créés (pelouse, arbres, massifs plantés…), dont 720 m² d’espaces désimperméabilisés pour favoriser l’infiltration et la réutilisation des eaux pluviales. Les murs qui entourent et délimite le jardin ont bénéficié d’une attention particulière. Des treilles ont été posées pour servir de support aux plantes grimpantes. Des nichoirs viennent trouver leur place en hauteur sur ces mêmes murs végétalisés offrant aux oiseaux des cavités pour la nidification. Des gabions (de l’italien gabbione signifiant « grosse cage ») ont pris place contre certains murs du jardin. Ces grands casiers métalliques remplis de pierres soigneusement appareillées entre elles ont un intérêt majeur en termes de biodiversité : les espaces interstitiels représentent des lieux d’accueil et de vie parfaits pour la faune et la flore sauvage.
Le long des murs des récupérateurs d’eau sont disposés : ils permettent de récupérer l’eau de pluie en provenance des toitures voisines et d’assurer un dispositif d’arrosage optimal, raisonnable et éco-responsable. Ils sont équipés de grilles de végétalisation pour les plantes grimpantes, et créer ainsi un mur végétal esthétique et écologique. Dans le fond du jardin, des composteurs collectifs sont installés. Outre leur fonction première (production et mise à disposition d’engrais), ils participent activement à une démarche vertueuse ayant pour but de réduire l’empreinte écologique de chacun.
Certains éléments du mythique cinéma Eden, récupérés avant la démolition, ont fait leur come-back au cœur du jardin qui porte désormais son nom. Du bout de la rue Blanqui, vous pouvez apercevoir l’enseigne d’origine. Sous l’un des deux porches d’accès côté rue Louis Braille, vous retrouvez les portes affiches restaurés qui seront réutilisés pour communiquer sur le jardin et les évènements qui pourront s’y tenir. Des pierres provenant de la démolition du cinéma ont aussi été récupérées. Mises de côté, elles ont été réutilisées comme base des assises du jardin sur lesquels un élégant mobilier bois et métal est venu s’intégrer. Chaise, banc, transat, tabouret… ces mobiliers sont installés dans le jardin pour profiter du soleil, des espaces ombragés et de la nature. Enfin, comme un clin d’œil au septième art et au spectacle vivant, dont l’âme occupe toujours les lieux, un écran de projection géant a été mis en place pour permettre la diffusion de films.
Le centre de la place a totalement été libéré au profit des enfants, parents, commerçants, cyclistes, du marché, des fêtes de quartier… Beaucoup d’obstacles ont été enlevés et un pavage au sol a été imaginé reprenant le motif d’un tissu Jacquard confortant la place dans son rôle central de « cœur de quartier ». Au centre de la place, l’emblématique fontaine rénovée retrouve sa place et sa colonne entourée de jets d’eau.
La place accueille désormais 33 arbres au lieu de 10 précédemment. Plusieurs formes de bancs ont été installés en forme de tabourets de salons, tournés les uns vers les autres autour de la végétation pour prendre une pause, papoter, attendre… Au total ce sont 18 bancs qui ont été installés (ils n’étaient que 4 précédemment).
Les trottoirs autour de la place ont été élargis à 5 mètres pour le passage des piétons (notamment les élèves des écoles voisines), et pour permettre l’accueil de terrasses de cafés. Les traversées piétonnes ont été retravaillées pour les rendre plus confortables et plus sécurisées au milieu d’une circulation automobile apaisée. 30 places de stationnement sont conservées aux abords de la place.
L’EPA Saint-Étienne achète et réhabilite des cellules commerciales vacantes afin de les remettre aux normes pour qu’elles puissent trouver preneurs.